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C'est un monde inaccessible au regard, que le regard de l'âme a perçu, et qui devient visible à nos yeux.


Rendre visible l'invisible : voilà le propos, sans doute, de la peinture abstraite, de la peinture peut-être tout simplement. Car la peinture figurative elle-même n'aurait guère de valeur et d'intérêt si elle se bornait à reproduire le monde des formes naturelles et connues ; il lui faut révéler, pour que l'ordre de l'art soit respecté, et son but atteint, une essence "occulte" du réel.


La tendance dite "abstraite" de Mirabelle ne procède pas tant un mouvement de l'esprit, au sens où celui-ci serait confondu avec l'intellect, que du cœur et du corps. Elle donne – enfin - à l'abstraction une dimension sensuelle et émotionnelle.


Le corps ayant été reconnu comme sacré, le cœur obtenant ses droits, c'est l'Esprit lui-même qui est retrouvé. La métaphysique prend vie.


Ce monde étrangement vivant, ce pourrait être un monde aquatique ou aérien : il en a les remous, les volutes. Et il a des allures à la fois minérales et végétales ; dans le creuset de la Matrice, la pierre semble s'animer par elle-même. Ce pourrait être encore un monde volcanique ou cosmique ; la terre intérieure, mêlée d'eau et d'esprit, postule à sa dimension stellaire.


Nul ne peut douter, après avoir reçu cette série de révélations matricielles, que la toile de fonds de notre âme s'identifie à celle de la voûte céleste, que les blessures de la matière sont aussi celles de notre cœur, que les flots sont frères des nuages, les arbres des astres, et que c'est un même sang qui parcourt notre chair et l'immensité des galaxies.
Faut-il regretter les corps si consistants, les femmes magiques des œuvres figuratives ? Ils n'ont disparu qu'en apparence. Si leurs courbes ont été arrachées à l'espace physique, c'est pour être fondues dans un espace de plus grande liberté. Leur langage amoureux non seulement demeure, mais gagne en éloquence.


Henry Miller titrait l'un de ses livres : "Peindre, c'est aimer à nouveau."


Mirabelle nous dit : "L'abstraction, c'est encore plus d’amour."



Marc D’Angelo
Écrivain, poète, journaliste à "Nexus"